Le DIY, pourquoi? #1

Cela fait longtemps que nous voulions vous en parler, alors on se lance ! 🚀
On entend parler du DIY (Do It Yourself) de partout, cet art de faire les choses par soi-même plutôt que d’acheter un produit tout fait en magasin. Il y a un tel engouement pour ce mouvement, à croire que tout le monde s’y met, ou au moins s’y essaye une fois « pour voir ». On ne peut que s’en réjouir – vous comprendrez pourquoi à la fin de cet article.

Il serait difficile de dire quand est ce que nous nous sommes lancés dans le DIY. On a toujours aimé faire par nous-mêmes, et encore plus si on parle de cuisine… Mais cet art de faire soi-même ne se limite pas à ce qu’on a dans notre assiette. Comment avons-nous commencé ? Pourquoi ? Avec quel produit ?

Dans un deuxième article, on vous donnera des conseils pour vous lancer. Quels sites et livres nous avons lus pour éclaircir notre idée ? Les endroits où nous achetons nos produits, les difficultés rencontrées et les succès ! Et surtout, pourquoi nous sommes convaincus aujourd’hui que c’est une meilleure alternative pour notre santé et notre équilibre personnel.

Revenons un an en arrière…
Il y a un an (déjà?), nous lancions notre blog. Paul était à Lyon, Julie à Londres, et l’envie de lancer ce projet a été plus forte que 933,2km de distance en passant par l’A26 (D’après Mappy). Nous voulions déjà donner un axe « bien-être » à notre blog de cuisine mais nous ne savions pas encore comment. En tant que descendants de « bons vivants », il nous semblait évident de parler des produits locaux et de saison aux qualités nutritives meilleures. Notre palais connaît trop bien la différence entre une tomate gorgée de soleil et une tomate cultivée sous serre en hiver. Mais la santé n’est pas que dans l’assiette, et c’est cette réflexion qui nous a pris un peu plus de temps.

« L’œil attiré par un nuage de mots vendeurs et de couleurs « green », on s’est fait séduire »

La face cachée de l’iceberg…
Sensibles donc à la santé de manière générale, nous pensions que pour aller mieux, il fallait manger mieux, et bouger plus. Oui, c’est totalement vrai, et ça se vérifie avec une courbe de poids et le calcul de l’IMC, mais ceci n’est que la partie visible de l’iceberg.

Au fur et à mesure des discussions, nous nous sommes rendus compte qu’en dépit de tous les efforts pour prendre soin de nous, notre corps est mis à mal. Il reste exposé en permanence à des centaines de produits néfastes, certains dont on parle explicitement comme les nanoparticules que nous respirons (En vivant en ville, malheureusement on ne peut rien n’y faire) , les pesticides que nous ingérons (On peut opter pour des fruits et légumes non traités, mais le risque 0 n’existe pas) et d’autres dont on camoufle l’existence, comme l’ammonium, le chlorate d’aluminium, certaines silicones présents dans beaucoup de produits et contre lesquels nous pouvons facilement lutter. Ce sont ces derniers qui nous intéressent, on retrouve ces composants dans nos gels douches, nos shampoings, nos cosmétiques, et même dans les produits ménagers. Des substances que nous appliquons directement sur la peau ou que nous respirons à pleins poumons sans nous demander s’ils sont mauvais pour nous. Et pourtant on les surnomme les perturbateurs endocriniens. Ce sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système de l’organisme. (OMS, 2002)

agirpourlenvironnement

A en lire les slogans marketing, ils ne représentent aucun danger. Ils nous promettent même une jeunesse éternelle ou une maison plus saine. Nous aussi on est tombés dans le piège pendant toutes ces années, l’œil attiré par un nuage de mots vendeurs et de couleurs « green » en pensant bien faire, parce que tout le monde le fait.

« Prends soin de toi » « Parce que vous le valez bien » « super hydratant » « anti-cernes » « sourire ultra bright » « effet fraîcheur » « anti-transpirant » « soin naturel »

Décryptage pièce par pièce…
Après s’être correctement renseignés, nous avons passé au crible tous nos produits: de la salle de bain à la cuisine, en passant par la buanderie. Sans dire de pousser le vice à l’obsession, nous nous sommes interrogés sur la composition de chacun de ces produits, leurs effets sur notre corps et leur véritable efficacité. Le déodorant anti transpirant qui fait plus transpirer et puer, on connaît tous ? Le dentifrice qui donne une haleine fraîche pendant 24h… On repassera. Ou encore la lessive « ultra douce » qui donne des rougeurs à la peau.

Bilan des courses : Nous dépensions beaucoup d’argent dans des produits aux slogans vendeurs qui ne remplissaient pas leur rôle. On s’est sentis un peu roulés dans la farine (Oui ça reste un blog de cuisine à la base !).

Comme le commissaire Gilbert, nous avons pris une grande inspiration (Oussaa). Plutôt que de tout jeter, nous nous sommes promis de pas racheter ces produits et d’essayer une alternative. Après tout, comment faisaient nos ancêtres avant l’arrivée de la consommation de masse ? Les trucs de Grands-mères ne sont pas que des légendes urbaines !

« Nous dépensions beaucoup d’argent dans des produits aux slogans vendeurs qui ne remplissaient pas leur rôle. On s’est senti un peu roulés dans la farine. »

Alors nous avons commencé par…
Les soins de peau
Les soins de peau font partis des produits beauté les plus vendus et les plus chers. Qui n’a pas envie de garder une belle peau toute l’année ? Comptez entre 10 et 40 euros pour une crème de jour de 30ml. En moyenne, une consommatrice en rachète tous les mois, ce qui lui fait un budget à l’année de… 240 euros (pour une crème à 20 euros). Pour peu que vous ajoutiez des produits spécifiques (anti-acné, peau grasse, anti-rides) et les dépenses grimpent à une centaine d’euros par mois. Un gouffre pour une jeune femme qui veut prendre soin d’elle. Et c’est encore plus frustrant quand les grandes marques vous rabâchent à coup de pubs qu’elles seules détiennent les solutions miracles. « Trapped mouse ». Pas de panique, nous aussi on a des solutions !

Fabriquer ses soins de peau est à la portée de tous, on trouve de nombreux sites sur internet qui explique la démarche très clairement. fabriquer une crème de jour nécessite quelques d’ingrédients de base (huile végétale, émulsifiant, eau et conservateur) et un peu d’huile de coude (Non cherchez pas en magasin, cette huile n’existe pas).
Julie fabrique sa crème de jour à la carotte (effet bonne mine) et à la fleur d’oranger. La fabrication lui prend 15min, elle produit 100g de crème qui lui tiennent 3 mois, et cela lui revient à… 6 euros par pot. Elle a vu la différence sur sa peau (Elle est vraiment nourrie)…et dans son porte-monnaie. Pour le gommage, elle utilise de la poudre de noyaux d’olive et de l’argile blanche qu’elle applique une fois par mois. Simplissime?
Voici la crème à la carotte qu’elle réalise :

crème de jour à la carotte

Pour se démaquiller, elle utilise une eau micellaire maison composée d’eau de rose et d’huile de ricin sulfatée (Oui le cosmétique a son langage propre, il suffit de s’y faire !). Elle utilise aussi des lingettes démaquillantes maison, cousues par Camille (La copine de Paul). Ces petites éponges réutilisables et lavables démaquillent en douceur. Avec ça vous pouvez dire au revoir au coton démaquillant à usage unique (et bonjour les économies d’eau pour la planète 😉 1kg de coton = 10 000L d’eau).

Les savons et shampoings solides
Paul lui s’est lancé dans la confection de savons et de shampoings solides. Cela demande un peu de concentration, de calculs « scientifiques » et surtout de la prudence en manipulant la soude caustique ! Il varie les plaisirs et fabrique toutes sortes de savons. Lait d’amande-miel (le meilleur !), tout coco, olive-karité-coco, menthe-eucalyptus, orange-cèdre, orange-patchouli. Dès le matin, on lave nos visages à l’eau avec l’un de ces savons maison, la peau est nettoyée des impuretés sans être desséchée et en ressort parfumée ! (Point bonus, c’est un super cadeau personnalisé pour Noël !).
Voici quelques photos (Eh oui c’est vraiment du homemade, on voit même le sac à pain !)

               savon à l'amande et miel savon patchouli          savon coco

Le shampoing solide est une autre étape dans le DIY, comme le dentifrice (on ne l’a pas encore adopté, c’est un cap pour l’année 2018). Le shampoing solide est beaucoup plus naturel que ses homologues liquides vendus dans le commerce. Comme notre cuir chevelu est habitué depuis des années à ce type de produits, il y a un petit temps d’adaptation au shampoing solide qui peut en rebuter plus d’un. Il faut un ou deux lavages avant de noter une douceur et une propreté de cheveux inégalable ! Le shampoing solide s’adapte à tous types de cheveux, c’est à vous de choisir vos composants. Comptez 6 mois d’utilisation pour vous débarrasser de toutes traces de produits chimiques agressifs sur le cuir chevelu.

Le déodorant
Paul est passé au déodorant solide maison : de l’huile de coco, du bicarbonate, de la fécule de maïs et quelques gouttes d’huile essentielle, et le tour est joué ! Après 1 mois d’utilisation, il a réussi à se débarrasser des odeurs désagréables de transpiration favorisées par les déodorants industriels.

Julie, elle, a décidé de totalement arrêter le déodorant (What??). Par un concours de circonstances, elle avait oublié son déo chez des amis et s’est retrouvée du jour au lendemain sans rien. C’est un changement radical que tout le monde n’est pas prêt à adopter par peur de puer, d’avoir des auréoles sous les aisselles ou d’être pointé du doigt. On comprends. Elle a quand même décidé de ne plus en utiliser « pour voir ». Résultat, pas d’odeurs et de traces sur les vêtements et personne ne l’a rejetée ! 😉 Elle met quand même quelques gouttes d’huile essentielle de palmarosa après la douche sur une peau sèche. Cette huile a des vertus anti-bactériennes et anti-odeur naturelles !

NB : La transpiration est un processus naturel quasi inodore qui régule la température du corps. La transpiration est composée à 99%… d’eau ! Les déo qui vous vendent des vertus  « anti transpirantes » empêchent tout simplement ce processus. Votre corps se met alors à chauffer davantage et crée un environnement chaud et humide sous les aisselles dont les bactéries malodorantes raffolent ! En arrêtant de perturber ce cycle, votre corps reprendra ses droits.

La lessive et les produits ménagers
Julie a pendant très longtemps eu une peau sensible, et surtout aux lessives ! Paul et sa copine ont eu la solution, une lessive faite maison avec des copeaux de savon de marseille (réputé pour sa douceur naturelle), de l’eau, du bicarbonate de soude et des huiles essentielles. Depuis, les démangeaisons ont disparu !

Pour nettoyer les vitres de la maison, nous utilisons un mélange de vinaigre blanc, d’eau et d’huile essentielle de tea tree et d’orange. Ce produit naturel nettoie aussi bien que le fameux produit bleu qui pique le nez. En plus la maison sent bon le sud ! Le vinaigre blanc est idéal pour nettoyer toutes vos surfaces d’ailleurs 🙂

L’autre avantage de ces nouvelles pratiques est la réduction de nos emballages !

L’autre avantage, et pas des moindres, de toutes ces nouvelles pratiques est la réduction de nos emballages ! Nous ne jetons plus de pots de crème, de gels douches et bidon de lessive… Nous remplissons nos contenants à chaque fois dès qu’ils sont vides. On vous parlera aussi de notre vie vers le zéro déchets dans un prochain article, il y a matière à dire.

C’est une liste exhaustive de tout ce que nous faisons. Si nous vous parlions en détails de tous les produits faits et à faire, l’article ferait 30 pages. Et comme on veut garder votre attention, on va s’arrêter ici.

« Ce nouveau mode de vie nous offre liberté, créativité, plaisir de faire et d’apprendre »

Voici donc comment nous avons changé nos habitudes, parce que oui, il n’est question ici que d’habitude. Au quotidien, nous avons troqué les grandes surfaces pour les épiceries vrac et les magasins bio qui distribuent les ingrédients spécifiques dont on a besoin. C’est aussi le même circuit que pour nos courses alimentaires. (Combo !). Nous nous informons sur des sites spécialisés, nous rencontrons des personnes impliquées dans ce mode de vie qui nous confortent dans notre choix. Les magazines alternatifs comme Kaizen ont remplacé les femmes actuelles sur notre table basse. Nous continuons d’apprendre chaque jour, de tester, de rater et de recommencer, mais nous ne voudrions pour rien au monde revenir aux produits de la grande distribution. Ce nouveau mode de vie nous offre liberté, créativité, plaisir de faire et d’apprendre. On vous parlera plus en détails de notre conviction dans la seconde partie de cet article ! (Rendez-vous dimanche!)

Et vous ? Vous êtes adeptes du DIY ? Qu’est ce qui a été le plus facile à faire soi-même et le plus difficile ? Qu’est ce qui vous freine ou au contraire vous motive ?

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Sabine dit :

    C’est très intéressant ! Par contre, une question me vient : combien de temps ça vous prend tout ça ?

    1. Makadamiam dit :

      Bonjour Sabine
      C’est difficile de dire combien de temps ça nous prend, mais nous allons essayer d’être plus précis. Pour te donner un ordre d’idée, confectionner une crème de jour prend 15min, pour faire un savon il faut avoir 2h devant soi, pour un déo ou un shampoing sec environ 20min, pour la lessive 10min. Ajoute à cela les temps de « séchage » pour certaines recettes (3 semaines pour les savons, 4h au frais pour le déo…). En fait, faire soi-même demande autant de temps que de faire les courses en magasin (en comptant le temps pour y aller, le temps passer dans le magasin et faire la queue à la caisse puis revenir chez soi). 🙂
      En espérant que cela t’a aidé !

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